Face aux graves débordements de samedi – 133 blessés dont 23 issus des forces de l’ordre, et 378 gardes à vue – des gilets jaunes « modérés » ont pris la parole à travers une tribune signée dans Le Journal du Dimanche. Si leur « colère » reste intacte, ils appellent à la responsabilité et calment le jeu. « Aujourd’hui, nous lançons un appel à tous les citoyens qui ne souhaitent plus seulement approuver, encourager ou soutenir les gilets jaunes libres, mais participer avec eux au mouvement engagé, d’en devenir les référents locaux et départementaux », peut-on lire dans la tribune.

Un appel à l’organisation, donc. Estimant promouvoir des « revendications sérieuses », ces gilets jaunes signataires expriment leur « respect des institutions de la Ve République, de l’ordre public, des biens et des personnes ».

Main tendue à Matignon
« C’est pourquoi nous tendons à présent la main au gouvernement, dans l’espoir qu’il entende nos demandes, qu’il accepte de modifier ses décisions fiscales et qu’il permette enfin à l’ensemble des citoyens d’être les acteurs de la politique menée dans notre pays », poursuivent-ils.

Ces « porte-parole » (ils se qualifient comme tels), qui incluent la médiatique Jacline Mouraud et Benjamin Cauchy, autre figure du mouvement, veulent également clarifier leurs propositions, communiquées aux médias le 28 novembre dans la confusion. Outre des « états généraux de la fiscalité », ils exigent « une conférence sociale nationale » et des « assises ‘territoires et mobilité’ qui prendront la forme de débats régionaux ». Le volet institutionnel est maintenu, car les gilets jaunes demandent également « l’organisation de référendums réguliers sur les grandes orientations sociales et sociétales du pays » et « l’adoption du scrutin proportionnel pour les élections législatives ».

Enfin, ils mentionnent l’élément déclencheur de ce vent de contestation, à savoir la taxe carbone. « Nous demandons le gel de la hausse des taxes…Lire la suite sur L’Express.fr